jeudi 30 juin 2011

Le taux d'épargne de la croulantocratie française

Trouvez l'erreur...   

Les inégalités entre ménages dans les comptes nationaux
INSEE, 11/2009 (en Français texte en français )
→ lien
Graphique 2 : Taux d'épargne avant et après transferts privés selon l'âge de la personne de référence en 2003


Le vol du droit de la jeunesse à se constituer un patrimoine à partir de son travail en un graphique !

Comment des gens à la retraite, qui vivent à la charge de la société, et de retraites et de rentes qu'ils ont littéralement volées en 30 ans de ponzinomics (retraites débiles pour lesquelles ils n'ont jamais cotisé, assurances vie en dette publique, en récompense d'avoir refusé de payer leurs impôts, pénurie immobilière organisée, et j'en passe...) peuvent se retrouver avec les taux d'épargne les plus importants.

Leur taux d'épargne ne devrait même pas être positif alors qu'en toute logique, ils devraient solder leur patrimoine pour payer leurs retraites...

On touche vraiment là du doigt le vol du droit de la jeunesse à la prospérité et à se constituer un patrimoine...

Alors côté patrimoine, les escronomistes autorisés essaient de nous faire croire que les patrimoines des vieux rentiers seraient censés baisser en vieillissant.

Et que normalement, sur l'image suivante, c'est le graphe de gauche qui devrait être notre futur. Mais c'est une arnaque ! Comment avec des taux d’épargne pareils leurs patrimoines seraient censés baisser avec l'âge ? Le futur qui se prépare c'est le graphique de droite...


Ils peuvent bien s'indigner contre l'affreux turbo libéralisme toute la jeunesse d'Europe. Mais pour beaucoup, ils feraient mieux de regarder du côté de papa/maman ou de papy/mamie...

Et ensuite, tout le pognon odieux accumulé reviendra sur les jeunes, non pas par le mérite, mais par l'héritage. Et c'est Hessel qui pourra être content. Grâce à SA solidarité et au sacro saint héritage du CNR, ces escrocs auront restauré l'ancien régime...

Les assurances vie relocalisent massivement leurs fonds sur la dette publique française

C'en serait donc fini de la stratégie de Hedge Fund de la France souvent décriée ici et consistant à faire du rendement en endettant la France à taux bas, à refiler gratos la dette publique aux riches croulants qui fuient l'impôt depuis 30 ans, pour qu'ils la placent ensuite via les assurances vie chez les PIIGS ?



Du coup, ça veut dire aussi que les rendements de l'assurance vie vont s'effondrer...

Surtout si les assurances vie n'ont pas gardé leur papelard rance jusqu'au bout et l'ont vendu sur le second marché avec les décotes hallucinantes qu'impliquent la hausse des taux verticale sur ce second marché...

Et idem, ça va piquer pour la balance courante si on n'a plus les flux d’intérêts provenant des PIIGS pour la sauver...

En revanche, avec une renationalisation de la dette publique française, on sera moins vulnérable de l'extérieur. Un peu comme le Japon. On pourra alors régler le non paiement de la dette (d'une manière ou d'une autre) en famille...   

Les assurances se gavent d’OAT, bizarre
La dette de la France, Philippe Herlin, 30/06/2011 (en Français texte en anglais )
→ lien
L’AFT donne le détail de la détention de la dette uniquement pour les OAT (les emprunts de moyen et long terme, excluant ainsi l’endettement à court terme, les BTF et BTAN). On peut voir ces chiffres en page 4 du document : les non-résidents possèdent 54 % des OAT, les banques 15 % et les assurances 23 %. Quelle était la situation en juin 2010, le mois « record » ? Pour cela récupérons le bulletin mensuel septembre 2010, en page 4, et l’on voit que les non-résidents possédaient 62 % des OAT (contre 54 maintenant donc – 8), les banques 19 % (- 4) et les assurances 14 % (+ 9).

On constate donc que les sociétés d’assurance françaises opèrent un mouvement massif (de 14 à 23 % de détention en 9 mois !) vers les OAT émises par la France.

vendredi 24 juin 2011

Les solutions de Marine le Pen : sortie de l'euro, dévaluation et protectionnisme

C'est comme ça qu'on est sensé retrouver du pouvoir d'achat...   

En tous cas, l'émission a cartonné en terme d'audience...

Et je passe sur le traitement différent entre travailleurs étrangers et français soulevé par Joffrin à la fin... Les deux zozos d'en face à la fin (Joffrin et Forest) étaient absolument insupportables, de la "caste" comme dit Marine Le Pen. De vrais stéréotypes de la tartuferie de gôche bien pensante qui se fait du pouvoâr d'achat sur les pauvres au nom du zunmanisme zuniversel... Mais l'autre, en face, ses solutions c'est la tiers-mondisation assurée...

Sur l'immigration, en revanche, elle a raison de dire que ça ne profite pas aux travailleurs. Les économistes peuvent bien nous asséner les études qu'ils veulent, c'est la simple application de l'offre et de la demande. Et puis nous expliquer qu'on a besoin d'immigration quand on a 4 millions de chômeurs, c'est vraiment juste nous prendre pour de grosses truffes... Le jour où il y aura le plein emploi et qu'un restaurateur ne trouvera pas de gusse à embaucher pour faire la plonge, les salaires monteront tout seuls... La hantise absolue des vieux rentiers et de tous les protégés et tartufes de gôche... Et puis imaginez, sans l'immigration, le prix de l'immobilier pourrait baisser... Mais quelle horreur !   

Mais ses solutions sont nauséabondes. A partir du moment où on fait venir quelqu'un, il doit avoir les mêmes droits. On ne va pas commencer à créer des statuts de sous-travailleurs. Pourquoi pas un croissant jaune ? Si on ne veut plus d'immigration, la bonne politique sur cette question, c'est juste de fermer le robinet, de faire l'immigration choisie à la canadienne, avec des barêmes de points bien définis, et d'en finir avec le regroupement familial et la foire au droit d'asile, pour une immigration explicitement de travail.

Par contre, c'est pas au CAC40 que ça profite essentiellement tout ça... Ça profite surtout à la rente... A ceux là mêmes des petits vieux riches de l'UMP que l'on voit à un moment et qui semblent séduits par la Marine... L'immigration, ça leur permet de se faire du pouvoir d'achat et du patrimoine à bon compte sur le dos des jeunes, en faisant de la croissance des habitants au forceps... Décidément, ces vieux rentiers, ils comprennent vraiment rien...

Marine Le Pen
France 2 - Des paroles et des actes , 23/06/2011 (en Français texte en français )
→ lien


Donc voila. Sortie de l'euro, dévaluation et protectionnisme... Comme pour la TVA sociale, il s'agit de taxer la rente sans le dire...

Comme je le disais dans un autre post, avec le libre échange, ce qu'on perd en tant que travailleur soumis à la concurrence, on le gagne en tant que consommateur. Sauf qu'il y a des passagers clandestins. Les vrais gagnants du libre échange, ce ne sont pas les chinois. Ce sont les français qui profitent des prix qui baissent, tout en ayant des revenus non soumis à la concurrence. Alors dans la liste, on a bien quelques riches du CAC40 en position dominante... Mais le gros de la somme, ce sont surtout les retraités, les fonctionnaires, et les allocataires... Quand en plus, vous avez le culot d'indexer tous ces revenus sur une inflation essentiellement importée, là, on touche le fond du pillage des méritants...

Le vrai problème est interne à la France. On doit s'attaquer à notre rente. Et plutôt que de vouloir s'y attaquer de biais, comme pour la TVA sociale, qui n'est pas du tout une mauvaise idée au demeurant, attaquons nous clairement et explicitement à la rente. Identifions le problème ouvertement plutôt que de tourner autour du pot !

Alors sur les fonctionnaires, on a gelé le point d'indice. C'est un début. Mais comme toujours, ils sont encore augmentés au mérite mais surtout... à l'ancienneté    Mais les fonctionnaires ne sont pas trop ouvertement sur payés, au vu de leurs niveau d'études. Le problème, c'est que pour beaucoup, ils font des boulots inutiles, surtout dans le back office... Ou encore, les bac + 8 en spectacle vivant ou en paléo anthroposociologie cognitive, et qui ne trouvent à valoriser leurs études sans valeur que par l'obtention de postes créés explicitement pour recycler dans la fonction publique le produit du ponzi éducatif de gôche... quand à côté de ça, le travailleur qui produit de vraies choses utiles et commercialisables, mais qui n'a pas fait les études bidon, lui, touche 30% de moins (notamment pour payer la rente du ouineur sus-cité). C'est un peu ce qu'elle dénonce sur la fonction publique d’État et la territoriale, où on vire des infirmières et des flics pour recruter des animateurs de quartier... Sinon il va bien falloir aussi que l'État finisse par accepter de se réformer, supprimer la complexité inutile, informatiser, automatiser...

Sur les allocataires, je ne crois pas que c'est en allant piquer des sous au minimum vieillesse, au RMI ou à l'alloc handicapé qu'on va résoudre nos problèmes et encore moins se grandir... Sur le RMI, en revanche, la suppression du salaire minimum à seuil pour un salaire minimum redistributif remettrait tout le monde au travail et lisserait les inégalités. Et l'arrêt de l'immigration se chargerait d'achever de faire remonter les salaires des boulots les plus ingrats.

Reste le gros du bousin... Les intouchables : les retraités.

Quand le moindre employé d'EDF, retraité de 62 ans, sans enfants à charge, en pleine forme et qui pourrait encore bosser, touche 3000€ de rente (2000€ de retraite par répartition que c'est la "sôlidarité" et l'acquis "sôcial" + 300€ d'intérêts par mois sur ses 100 000€ d'assurance vie "investie" en rente d’État + 500€ sur son Scellier, entre loyer perçu et fuite de l'impôt), tout en étant proprio de sa résidence principale sur 1000m² d'empreinte au sol en proche banlieue, achetée à vil prix et payée en 10 ans, là on met le doigt sur les goinfres qui ruinent la France.

Juste à se compter les doigts de pied, notre petit retraité d'EDF, a un niveau de vie de cadre sup, intégralement issu de rentes pures et dures (rente de la dette publique, rente de la répartition, rente du ponzi démographique, rente de la pénurie immobilière organisée, rente de la fuite de l'impôt)... On pourrait le croire à droâte, mais non. Pas nécessairement. Notre escroc a ceci de particulier qu'il a réussi à tellement distordre la réalité dans son cerveau rempli de merde keynésienne, qu'il est ancien CGT, qu'il a défilé derrière les drapeaux rouges, a le cœur à gôche, et qu'il trouve que Hessel, il a bien raison de s'indigner pour défendre la "sôlidarite" et l'acquis "sôcial" (ce truc où les jeunes pauvres donnent tout leur fric aux vieux riches)... Et c'est sans parler de ses deux fistons impotents qui attendent d'hériter sans droits de succession du million d'euros de patrimoine volé aux jeunes méritants...

Et lui le libre échange il trouve ça quand même sympa. Son canapé il l'a payé 500€, et il ne manque pas de trouver que tout est super cher en France dès qu'on fait bosser un français (vu que le prix inclue justement le paiement de toutes ses rentes bien grasses). D'ailleurs, il va aller passer ses vacances à l'étranger parce que le tourisme en France, c'est trop cher aussi...

TVA sociale, dévaluation, protectionnisme, tout ceci ne vise qu'à reprendre du pognon à cette génération d'escrocs... Et bien allons y franco ! Baissez les retraites ! Attaquez vous au nominal. Réduisez les retraites de x% des revenus du capital. Rognez les retraites de y% de tout ce qui dépasse le minimum vieillesse + 200€. Supprimez l’abattement de 10% sur l'impôt sur le revenu. Enlevez l'indexation des retraites sur les prix. Prenez vous y comme vous voulez mais faites quelque chose !

Et arrêtez d'enfumer le monde avec vos soit disant solutions. Ayez du courage et attaquez vous frontalement à la rente odieuse.

jeudi 23 juin 2011

Ratios dette totale sur PIB : les USA sont quasiment les moins endettés de tous

Jetez un œil à ce graphique ci, c'est le pense bête indispensable !

Le Graphique du Jour : Panorama de la dette et levier de celle ci dans les économies avancées
FMI via Le blog à Lupus, 23/06/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien


Je vous laisse admirer d'ailleurs comment le Hedge Fund ultra leviérisé France accumule les cases rouges et jaunes...

C'est tout en pourcentage du PIB...

Dans l'ordre :
   dette publique brute
   dette publique nette
   déficit public (hors charge d'intérêts de la dette)
   dette brute des ménages
   dette nette des ménages (dette moins patrimoine financier)
   dette brute des entreprises
   dette brute des entreprises rapportée aux fonds propres
   dette brute des institutions financières
   leviérisation des banques (taille de l'actif / fonds propres)
   dette publique dans l'actif des banques
   dette vis à vis de l'étranger
   dette vis à vis de l'étranger moins les créances vis à vis de l'étranger
   part de la dette publique détenue par l'étranger

Sur la France, on voit que les ménages ne sont pas si peu endettés que ça, si on regarde le patrimoine (dettes - actifs). Et même en terme de dette brute, on est dans le jaune. Tout ce qui touche aux finances publiques est dans le rouge. Nos banques sont ultra leviérisées (à 26 de leviérisation, il suffit de 4% de perte sur l'actif pour crâmer tous les fonds propres). On dépend massivement de l'étranger pour financer la dette publique. Et les banques ont 19% du PIB de dette publique dans leur bilan. La dette des entreprises et des institutions financières représentent respectivement 157 et 148% du PIB.

Au passage, contrairement aux idées reçues comme quoi la France n'est pas très endettée comparée aux USA, en terme de ratio dette sur PIB, on a :
78% pour l’État
70% pour les ménages
157% pour les entreprises
148% pour la finance

Ce qui nous amène à 453% de ratio dette totale sur PIB ! Bien devant les USA !

Voici ce que l'on trouve, si l'on reconstitue le ratio dette totale sur PIB pour tous ces pays (moins la Grèce et le Canada où il manque des données) :


Ça fait peur   Les USA sont quasiment les moins endettés !

Pour l'Angleterre et l'Irlande, c'est désespéré...

Et sans surprise, le flagship Allemagne avec sa vraie économie, est le moins endetté de tous...

Quand on vous dit que la démographie allemande est une plaie !

C'est vrai quoi    Qu'est ce que c'est que ce pays qui refuse de servir les intérêts de la rente et des goinfres du papy boom   

Une des composantes de la recette à la compétitivité allemande que constitue son immobilier abondant et peu cher, et donc un poids de la rente fortement diminué :
   une démographie en baisse,
   un taux de propriétaires très faible,
   une construction de logements abondante...

De plus, autre effet primordial, c'est que si les actifs n'épargnent pas dans du parpaing sur évalué, et que les déficits publics disparaissent, ils vont être obligés de financer les entreprises, et donc de faire de la vraie croissance par habitant et non de la rente...

Sinon, nous en France, on continue de chanter les louanges de notre démographie de pays du tiers monde, tout en rationnant le logement en parrallèle, histoire d'organiser le transfert massif des revenus des jeunes travailleurs aux clientèles de vieux rentiers parasitaires...

On n'est pas prêt de la revoir la compétitivité française...

La comparaison se fait ici avec les anglais, mais c'est exactement la même chose pour la France...

How Germany Achieved Stable and Affordable Housing
naked capitalism, 23/06/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
I’ve long been interested in the German approach to housing, since it has two noteworthy features: very high rates of rentals and reasonable costs. This post from MacroBusiness provides a short but very instructive overview.

First, real house price growth:

Second, consider the rate of population growth in both countries:

Finally, consider home ownership rates in the two countries:

Housing supply

Germany has some distinct features that enables it to provide a plentiful supply of housing in response to increasing demand.

First and foremost, the German constitution contains an explicit ‘righ-to-build’ clause. According to The Policy Exchange:

…this “means that everyone is entitled to a permission to build on his or her property as long as there is no explicit legal rule against it.

…if the proposed building fits into the plan, permission has to be granted and if the local authorities deny it then a court will enforce it…


Although there is very close control of what can be built on any site, provided it meets the requirements of the master plan, a developer just can get on and build new housing without seeking development permission.

Most importantly, the local governments that control the planning process have a direct financial incentive to provide land for housing, since they receive grants based on the number of inhabitants. Therefore, encouraging development is an important way for local politicians to increase their budgets.

Now compare the liberal German system to the centrally planned approach in the UK, which has for decades explicitly constrained the supply of land for development.

First, UK cities are surrounded by strict ‘greenbelts’ (similar to urban growth boundaries), which prevent development past a certain point. These greenbelts have significantly restricted the availability of land for development, helping to push up prices.

Second, and related to above, the overriding planning objective in the UK has been ‘urban containment and ‘densification’. There is now a target that 60% of all land for housing should be brownfield land – i.e. land which has already been developed for some other purpose – which necessarily means the restriction of land supply and higher land prices.

Third, any change from the status quo – such as a change in land use from rural to urban, housing to office, or an increase in housing size – requires planning permission.

Finally, the UK operates a centralised fiscal system, whereby local authorities – which are the primary decision makers on development and have statutory obligations to provide services for new houses – receive very little revenue from increased population and housing. As such, these local authorities tend to oppose development.

L'Allemagne a la politique exactement inverse de la politique anglaise et française. Pas de rationnement du foncier pour faire grimper les patrimoines des déjà propriétaires. Les collectivités locales sont incitées à construire vu qu'elles palpent du pognon en fonction du développement de la ville. Pas de système de permis de construire. Un promoteur peut toujours construire pour peu qu'il respecte un cahier des charges de la zone. Pas de rationnement du foncier au nom de l'écogogolerie...

D'ailleurs, l'étalement urbain est à ce point une catastrophe en Allemagne que désormais, la France se fait tailler des croupières par l'Allemagne sur les produits agricoles...

The EU collects data for the housing markets of its 27 member states. According to their statistics, Germany’s rate of dwellings completions per 1,000 inhabitants was consistently higher than the UK’s. In some years the difference was only 10 per cent, in others more than 110 per cent.

The Cologne Institute for Economic Research calculated that last year there were 50 newly developed hectares of land per 100,000 population in Germany but only 15 hectares in the UK.

Rental system

The German rental system is another key factor contributing to the stability and affordability of the housing market. While the majority of rental dwellings in Germany are private, rents are regulated and prices are prevented from increasing sharply. Tenants also have security of tenure as long as they pay the rent and behave well, except on the rare occassion when a member of the landlord’s family needs the accomodation or when the building is going to be replaced.

Further, because renting is the dominant housing choice in Germany, the political system is highly sensitive to tenants’ rights and perecived threats to the status quo typically receives prominant media attention and political responses.

Availability of credit

Mortgage finance in Germany is also conservative relative to most economies that have experienced housing bubbles. According to RICS:

…credit availability is more strictly rationed in Germany compared with the pre-financial crisis experience in many other countries. For example, there is conservative loan appraisal, no sub-prime segment and thorough vetting of loan applicant details.

Moreover, base loan-to-value ratios (LVRs) from mortgage banks (the main provider of home loans) are capped at 60%, although other unsecured loans are often added into loan packages (at higher interest rates), which tends to increase the overal LVRs.
40% d'apport obligatoire !

Unlike Germany, the UK housing market is essentially a bubble factory. Wheras Germany’s highly responsive supply ensures that extra demand manifests itself in rising new home construction rather than increased prices, the opposite is the case under the UK’s restrictive land-use policies.

The UK’s deregulated rental market and lack of tenure has also ensured that renting is a second rate option, thereby encouraging residents to strive (and borrow big) for owner occupancy. And of course the UK’s lax financial system has been only too happy to oblige, providing households with no deposit mortgages during the boom followed by rationed credit during the bust.

When all these factors are combined, is there any wonder why Germany’s home prices have remained stable and affordable, and free of the speculative behaviour, ’panic buying’ , and price volatility inherent in the UK system?

Au passage, alors que nos escronomistes français officiels ne manquent jamais de chanter les louanges de notre démographie de pays pauvre, et du ponzi démographique, les effets positifs d'une baisse de la population sont évidents...
   Le travail se fait plus rare et vaut plus cher (notamment les boulots ingrats), pas de chômage.
   Pas de bulle immobilière et donc pas de rente et de transfert de richesse des travailleurs aux improductifs.
   On investit dans la jeunesse. On est incités à ne laisser personne de côté.
   Pas de rente facile, couplée à un 0 déficit : obligation d’investir l’épargne dans la croissance par habitant et non la rente et la croissance des habitants
   Restauration de la méritocratie et des incitatifs
   Les jeunes savent qu’ils se feront par eux mêmes, et que la richesse ne tombera pas toute cuite, juste à traire leurs propres enfants.
   La rente est castrée par la simple loi de l’offre et de la demande!
   Immobilier peu cher, rente castrée => compétitivité. Le commerce extérieur se porte très bien.

Cette histoire de signe de déclin d'une société que serait la baisse de sa population est une connerie sans nom. C'était valable quand la fécondité était une donnée. Le nombre d'enfants par femme étant donné, si la population venait à baisser, c'était le signe que l'organisation sociale, les contraintes extérieures, la productivité, ne permettaient plus de nourir la même population qu'avant... Mais ça c'était le monde d'avant... Depuis 50 ans, la fécondité n'est plus une donnée, c'est un choix. L'humanité a trouvé son propre régulateur malthusien.

Et comme déjà expliqué, la hausse de la population ne fait qu'augmenter toujours plus la rente, par augmentation mécanique des patrimoines des vieux, par simple augmentation de la rareté de ces derniers, sans rien faire. Ça crée de la demande facile pour les entreprises, et donc des profits pour les actionnaires. Bref, ça fait de la croissance des habitants et non de la croissance par habitant. Et la richesse produite apr le travail est transférée massivement des travailleurs aux propriétaires du capital. Les jeunes, eux, sont juste toujours plus serrés...

Non mais sérieusement ? En quoi est-ce un progrès d'être juste toujours plus nombreux, toujours plus serrés ? J'aimerais quon me l'explique...

Le seul avantage du ponzi démographique, ce sont les économies d’échelle. Avec la mutualisation de tous les coûts de R&D, de création, d’administration, d’informatique. Typiquement, si la France doit payer pour un service météo, le coût de ce service par habitant sera d’autant plus faible que les habitants seront nombreux. Mais ce n’est pas en faisant augmenter la population française qu’on fera des économies de ce genre. On a beaucoup plus à gagner à faire un service météo unique européen. Idem pour l’administration. Pourquoi ne pas commencer par un état civil européen avec id unique par européen, entièrement informatisé, et qui servirait de base à une informatisation commune de l’administration européenne ? Alors qu'avec la croissance de la population française, le coût de sa météo diminue de 1% par an (youpiiii!), vous feriez un service commun entre France et Allemagne, et c'est 30% d'un coup que vous économisez. Au niveau européen, c'est facilement 75% d'un coup... On fait ce genre d’économies désormais avec la mondialisation, alors que l’amortissement du salaire du designer d’Ikea se fait sur des millions de gens, tant à Singapour, qu’à Seattle, qu’à Hambourg…

Les vrais pays riches de demain seront ceux qui accepteront de laisser baisser leur population et expliqueront aux plus anciens qu'ils doivent retoucher le sol ! Combien de temps avant que les escronomistes comprennent qu'un signe de bonne santé d'une économie sera la baisse de sa population ?

Et encore là, je ne vous parle même pas de l'augmentation de la rente de patrimoine par habitant au fur et à mesure que la population baisse (pour la France, en termes de rentes de patrimoine, on peut compter l'agriculture, le tourisme, l’hydroélectricité...)

Via cet outil de l'INED, voici la forme asymptotique une pyramide des âges à 2,1 de fécondité :


Et une à 1,9 de fécondité :


Le ratio actif/inactif n'est pas très différent. On a juste dans un cas plus de vieux que de jeunes... Mais pour peu que les vieux rentiers retouchent le sol, ça ne pose aucun problème...

Mais bon, en France, où on "investit" deux fois plus dans nos vieux rentiers que dans nos jeunes, le calcul est vite fait...

vendredi 17 juin 2011

Sondage: 80% des Français pour un protectionnisme européen

Sondage: 80% des Français pour un protectionnisme européen
Marianne 2, Philippe Cohen, 16/06/2011 (en Français texte en français )
→ lien
80% des personnes interrogées dans le sondage IFOP, dont on lira les résultats ci-dessous, sont favorables à un protectionnisme aux frontières de l’Europe.

Le protectionnisme européen de Todd qui gagne du terrain...

Sauf que voila, on a les chiffres du déficit commercial de la zone euro qui sortent aujourd'hui :
Déficit de 4,1 milliards d’euros du commerce
EuroStat, 17/06/2011 (en Français texte en français )
→ lien
Je vous invite à regarder le tableau Commerce total des États membres (intra-UE + extra-UE) :

J'ai constitué ce petit tableau avec les chiffres donnés :


Ils ont bon dos les chinois... Regardez les chiffres de la France...

On est quasiment à l'équilibre avec les pays hors UE. Tout notre déficit il est au sein de l'union européenne. Et ce déficit explose sur un an ! J'aimerais qu'on m'explique ce que fermer les frontières de l'Europe changera à la sous compétitivité de la France vis à vis de l'Europe du Nord ?

Et ensuite, allez convaincre l'Allemagne de fermer les frontières, avec ses 8,2 milliards d'excédents hors UE...

Tiens et histoire d'achever les escronomistes manifestement altérés et autres théoriciens de l'argent gratuit du même acabit :
Zone Euro : La croissance de l’Allemagne revue à la hausse! 3.7% ou lieu de 2.9% pour 2011
Profresseur Forex, 16/06/2011 (en Français texte en français )
→ lien
Les prévisions de croissance sont en hausse à 3,7% en Allemagne selon l’institut économique Allemand RWI pour 2011. Alors que l’institut tablait plutôt sur 2,9% cette année, l’Allemagne fait figure plus que jamais de locomotive économique Européenne.

Ce débat sur le protectionnisme est un faux débat. Car il s'agit en fait de faire de l'inflation sur les produits importés, et donc de baisser le pouvoir d'achat de tous pour rerendre compétitif le travail, contre la rente...

Après tout, si les chinois veulent vendre à pas cher des produits, ce que l'on perd en tant que travailleur soumis à la concurrence, on le gagne en tant que consommateur.

Le problème, c'est pour ceux qui sont consommateurs sans être travailleurs soumis à la concurrence. La rente bref... Assistés, rentiers (retraites et épargne), fonctionnaires... Ils n'ont que les avantages sans les inconvénients... Et ils se font du pouvoir d'achat sur les salariés du privé...

Ce que le libre échange produit, ce n'est pas un transfert de richesse de la France vers la Chine, c'est un transfert de pouvoir d'achat des travailleurs soumis à la concurrence vers les travailleurs non soumis à la concurrence et les rentiers...

Vous rajoutez là dessus une politique d'immigration joyeuse et festive, histoire de remplir sans cesse l'armée de réserve des emplois les moins qualifiés, et vous obtenez un transfert de richesse extraordinaire des forces productives vers les rentiers...

Le vrai débat qu'il y a derrière en fait, c'est la volonté ou non de tuer la rente, alors qu'avec le libre échange, les rentiers, retraités en tête, se font du pouvoir d'achat à pas cher sur les travailleurs.

Augmenter la TVA et baisser les charges reviendrait au même que cette histoire de protectionnisme européen. Mais il faut aller au bout du raisonnement : on doit consommer moins pour que tout le monde aie un travail. Rentiers en tête.

Mais vu que dans ce pays, personne n'a les couilles de poser le débat dans les bons termes, on trouve des solutions de contournement.

La solution, ce n'est pas le protectionnisme. C'est la déflation des goinfres. Il va falloir s'attaquer à la rente, en nominal, vu qu'il n'y aura plus d'inflation pour venir la rogner en douceur.

Cette histoire de protectionnisme européen, c'est toujours la même affaire. Des croulants à grosse retraite qui essaient de faire diversion sur un truc dont on sait pertinemment que ça n'a aucune chance d'aboutir, histoire de donner un os à ronger aux pigeons qu'ils traient... Ça n'a absolument aucune chance de voir le jour alors que l'Allemagne dirige l'Europe... Vous perdez votre temps...

Baissez les retraites, baissez les charges, augmentez la TVA et taxez la rente, et vous aurez exactement le même résultat... Et ça, ça ne dépend que de nous. Y a pas besoin de l'accord de l'Allemagne pour ça...